En quelques touches et brins de raphia qui resteront invisibles, le rosier cache un mur qui ne demandait que cela et se montre sous un jour plus éclatant.
En multipliant ce genre d’opérations, on change l’allure d’un jardin sans y passer beaucoup de temps grâce au coup d’œil de l’expérience.
Les câbles ont été surlignés. Ils constituent des contraintes comme le respect des limites du champ et de la route. On devine aux tracés préfigurant les coupes que l’arbre sera plus longiligne. La grosse branche qui allait vers la route laissera un trou, donc on prévoie le moyen de le combler ou de le faire apparaître comme naturel. Dans le cas présent, des brindilles longues d’autres branches le rempliront. Il faut les identifier avant de commencer à couper.
L’arbre ne gêne pas beaucoup aujourd’hui mais son développement est déséquilibré. Il commence à partir trop haut (et crée des prises au vent), ainsi que trop à l’horizontale sans se préparer à porter des fruits.
Il faut donc diminuer sa hauteur, refaire le passage de la lumière à l’intérieur, et rendre fruitières les émissions qui ne le sont pas.
Il est libéré des branches qui ne donnaient plus de fruits, il en refera vite de nouvelles, ainsi que de belles pommes, en reconstituant un système racinaire solide. Grâce à une taille appropriée qui lui confère en outre une silhouette aérée.
Les arbres cherchent la lumière et se développent donc volontiers vers les chemins.
Il faut donc réduire ces “incursions” pour permettre le passage tout en conservant un tableau vivant.
Le résultat montre un retour du naturel et a permis de redonner vie aux plantes jusque là étouffées.
Les arbustes restent petit dans ces situations et le passage du sécateur peine à rester discret.
Toutefois, on peut redonner une allure naturelle; légère et équilibrée. Les plantes retrouvent une nouvelle vie qu’un faible souffle de vent animera.
Les formes se mélangent, l’absence de rais de lumière et de contrastes de formes rend ce petit paysage uniforme.
Du jour a été créé là où les flèches l’indiquent, on remarque une meilleure présence des couleurs et le regard se plait à circuler dans un chemin imaginaire.
Entre la photo ci-dessus et celle du dessous, on peut faire les mêmes remarques. L’angle de vision est différent et l’équilibre des formes et des couleurs apparaît mieux. Il s’agit du même balcon.
Les lignes électriques ou téléphoniques constituent des contraintes incontournables.
On peut toutefois gérer la situation de façon à conserver une esthétique naturelle et équilibrée.
On peut aussi conserver les branches qui éviteront ces obstacles en se développant, ou qui resteront faibles (donc peu dangereuses).
Vous trouverez ci-dessous des exemples d’arbres couvrant les lignes. Celles-ci ont été surlignées pour apparaître sur la photo. Les parties à ôter ont été délimitées.
Les deux dernières lignes de photos montrent les arbres après leur taille.
On notera sur la photo avec la voiture que l’alignement sur la route est reconstitué et les lignes libres de tout contact avec les arbres.
Malgré les clins d’oeil du soleil, on peut deviner que les coupes ne se voient pas. Les arbres paraissent avoir évité les obstacles de leur plein gré.
Une topiaire est un arbuste présentant une forme géométrique après la taille. On les retrouve dans les jardins dits à la “française”. Tous les arbustes ne supportent pas une telle taille.
Afin de leur assurer une vie plus longue, il faut parfois les tailler de l’intérieur, ce qui suppose des compétences particulières.
L’épaisseur de la zone “verte” sera plus importante et la forme conservera des lignes géométriques malgré la pousse.
Ci-dessous, des exemples de topiaires laissées à l’abandon, et reprises. On note qu’elles sont vertes, il a fallu disposer des brindilles jeunes en les retournant vers le centre pour obtenir ce résultat.
On enlève les parties de l’arbre qui surplombent la route. Le résultat montre un alignement à la verticale de la sommière.
En face de l’arbre, la taille apparait peu, les branches restantes ont conservées leur prolongement.




























